Belle année 2010 à moi-même !

2010 vient de s’achever et, une fois n’est pas coutume, j’ai ressenti en direct cette année l’impression de vivre des moments exceptionnels. Je vous propose d’en partager trois avec vous. Il ne s’agira pas de mes plus belles photos au sens graphique du terme, mais de mes sessions préférées, y compris pour des raisons extra-photographiques. Sachant que non, je ne fais pas de musique  (heureusement) et que je n’ai donc qu’un avis d’auditeur lambda qui ne sait pas écrire comme un journaliste « qu’on voit à la télé ». Et que non : je ne pouvais pas mettre tout le monde sur ce top 3 : ça ne veut pas dire que je n’ai pas apprécié les moments en compagnie d’autres artistes.

Je profite du fait que votre attention est encore fraiche en ce début d’article et de ces quelques impulsions électroniques pour remercier tout ceux qui ont contribué à faire de 2010 une année magique pour moi au niveau photo. J’ai longuement hésité à vous offrir votre quart d’heure de gloire en explicitant vos noms ici, mais je pense qu’il est moins vulgaire de vous avoir remercié en privé.

Mon kiff numéro 3 en 2010 : Busta Flex, festival Boomback.

Busta Flex, c’est un artiste dont j’ai usé le CD à force d’écouter son premier album. C’est un artiste dont j’achète régulièrement les disques, car même si je ne vibre pas autant à chaque sortie que pour son premier album, il y a quelques fois des pépites dans ses disques.

Je l’avait croisé début juin, puis vu sur scène au Parc des Princes avec NTM, mais je n’avais jamais eu l’occasion de le voir sur scène défendre ses propres titres. J’ai ensuite eu l’occasion, lors du Festival Boomback à Thônex, de découvrir non pas un « rappeur de studio, »  mais un MC (Maitre de Cérémonie), au sens premier du terme, qui a littéralement retourné l’auditoire. L’énergie, la présence, le flow : tout y était. Et pour moi le bonus, un titre de son album éponyme : « Pourquoi »… Rhaaaa Lovely !

Busta Flex, MC généreux, a tout donné sur scène, juste avant de quitter l’arène, il a bien résumé l’état d’esprit de son set avec la phrase suivante : « y’a pas de Oldschool, pas de Newschool, y’a que du bon son ».

Mon kiff numéro 2 en 2010 : Casey

Casey, j’avais eu l’occasion de la rencontrer en 2009 lors du festival GéNéRiQ (ou elle tournait avec Zone Libre) et au cours de cette discussion, j’avais été assez impressionné de voir à quel point son éthique personnelle semble passer avant le compte en banque ou les « plans de carrière ». Comme je ne connaissais pas trop son univers (à part sa proximité avec La Rumeur, Anfalsh et  mes « compatriotes » de Matière Première) je me suis plongé dans sa discographie, confirmant mon ressenti d’un univers sombre avec le thème omniprésent du traumatisme colonial. J’attendais donc avec impatience « Libérez la Bête » à la fois pour lire et écouter sa nouvelle œuvre mais aussi pour la voir présenter son disque sur scène.

En l’absence de prévision d’une date dijonnaise, je suis  allé voir Casey dans une petite salle : le Cylindre,  dans le Doubs, à proximité de Besançon. Peu de temps après la sortie de l’album, je l’avais donc pas digéré, mais de ce concert sont ressorties des images dont j’ai été très content, tout en ayant une frustration de n’avoir vraiment apprécié que les morceaux que je connaissais bien.

Quelques mois après, j’ai donc souhaité revoir à nouveau Casey à Grenoble, lors des Rocktambules, avec l’album un peu plus en tête, et ce second concert a confirmé mon adhésion totale à l’art de Casey : le disque est ciselé, les concerts débordent d’énergie. Ça ressemble aux valeurs qui m’ont fait aimer le Hip Hop (même si je ne me considère pas comme un B-boy pur sucre) en tant qu’art de vivre avant de l’envisager comme un débouché professionnel. Que demander de plus ? Ah si, une captation live peut-être ?

Mon Kiff numéro 1 en 2010 : Le Suprême NTM

Que dire de NTM ? Si ce n’est qu’il s’agit d’un groupe que j’ai découvert par hasard puisque mes potes du GBC (à moins que  ce mois là ils ne s’appellaient les JOK ? Je vieillis…) faisaient leur première partie à Dijon, au début des années 90, dans la tournée des banlieues du Suprême. Moi je m’en foutais de NTM au début des 90s : je voulais voir mes potes de Chenôve beatboxer, rapper et danser, et les autres (les NTM) c’était peut-être les types qu’on entendait sur nos cassettes de Radio Nova, mais bof. J’ai changé d’avis 2 minutes après le début  du concert et 20 ans après, je ne regrette toujours pas d’être resté dans la salle :)

NTM symbolise en effet un des piliers de mon amour du rap, et indirectement de la culture Hip Hop (dans les 90s en province, t’avais pas les fanzines facilement, donc NTM était vraiment un étendard facile à identifier et relativement médiatisé). À une époque, c’était ça ou les Milli Vanilli, la  « bonne humeur » de Tristan et Michael qui sortait un disque tous les 4 ans, le choix n’était pas très dur à faire

Après tout ce temps, je suis donc très concerné par l’actualité (artistique hein pas people!) autour de NTM et de ses deux figures historiques que sont Kool Shen et JoeyStarr, que j’apprécie pour des raisons différentes (voire même carrément opposées). Sur disque par exemple, je n’écoute pratiquement jamais l’album « Gare au Jaguarr » de JoeyStarr chez moi, dont chaque titre est pourtant diablement efficace une fois défendu sur scène par le Jaguarr « bad et bondissant ». Pour Kool Shen, c’est différent :  il m’arrive de piocher chez moi dans les titres solos de Kool Shen, notamment l’album « Dernier Round », qui a bien vieilli alors que je regrette parfois que ses lives soient « peaufinés, léchés, trop sophistiqués »  et donc avec peu de place à l’imprévu (sans toutefois cracher sur « That’s My People » en live avec Kery James en guest).

C’est donc avec un background de passionné que j’ai eu pu vivre une opportunité hors du commun en 2010 avec des accréditations pour le concert du Parc des Princes, les Vieilles Charrues et  pour le dernier concert de  la tournée, à Colmar.

Mais mon plus grand kiff musical de cette année, c’est d’avoir eu accès pendant 2 jours aux répétitions d’un groupe que je connais depuis très longtemps, NTM, pour la préparation du concert unique au Parc des Princes. Pas besoin de came pour vivre des bons moments :

  • Le premier jour, les deux acolytes n’étaient pas présents, mais j’ai ainsi pu assister aux calages DJ, zicos et choristes. Vu la taille du studio, les instruments et les voix portaient sans nécessiter les différents amplis & enceintes. Un genre de concert instrumental et acoustique avec les choristes : que du bonheur ;
  • Le second jour, les guests devaient venir… Avec entre autres quelques artistes que mes aventures photographiques m’avait déjà amené à connaitre : Eklips, Zoxea et Melopheeloo, Nathy.  Et Kool Shen, qui est arrivé, un peu avant JoeyStarr…

De ce second jour, je retiens mes 4 meilleures minutes musicales de toute l’année 2010. En effet, Kool Shen est arrivé suffisamment avant JoeyStarr pour commencer à vérifier les calages avec les musiciens. Il a ainsi commencé « Tout n’est pas si facile », avec l’application qu’on lui connait, tandis que j’attendais la fin du premier refrain pour profiter naïvement de l’instru  joué live par  des vrais Zicos  pendant le couplet de JoeyStarr.  Sauf que… Kool Shen, imperturbable et impeccable chef d’orchestre, s’est tout simplement mis à rapper toute la partie de son compère.

Cette combinaison de l’instru et du flow inédit à ce jour pour ces couplets m’ont permis de savourer une version très différente de « Tout n’est pas si facile », interprétée intégralement par Kool Shen alors que ce n’était pas prévu : voilà mon  suprême kiff pour 2010. Même si j’ai vécu des moments exceptionnels notamment au Parc des Princes, j’ai eu pendant ces répétes la sensation de vivre en direct un moment vraiment privilégié.

Et un GRAND MERCI à tout le staff, et particulièrement à « Bruno » pour ne m’avoir refusé aucune photo au cours de cette année 2010… En espérant présenter prochainement la photo que j’ai imaginée et réalisée comme un symbole en octobre mais dont je crois avoir oublié les détails …….. à moins que je ne tease ?

2011 : Et maintenant ?

La suite pour moi c’est d’abord un objectif purement terre à terre : obtenir le statut fiscal de photographe-auteur qui correspond plus à mon activité que le statut d’auto-entrepreneur (et également sans les déconvenues fiscales… arf).

Faut-il commencer en 2011 en me disant que je ferait plus grand, plus fort, plus vénère, plus poilu, plus odorant et mieux qu’en 2010 ? Je ne le pense pas : je refuse cette course stérile au « toujours plus » sauf pour un point : je veux garder cette notion de plaisir qui est le plus grand moteur pour aller à la rencontre photographique des artistes qui me touchent.

Donc pas de résolution photographique particulière en 2011, histoire de laisser place à l’imprévu et aux belles rencontres photographiques…

Mais décider d’exposer mon matériel inédit pour de vrai, c’est pas une résolution hein ?

Un grand merci à tout ceux qui m’ont offert une année 2010 de ouf !!!

Peace

Arnaud aka « ArnooO! »

Expo photos : ArnooO! Phil à toute Vapeur

A partir de ce mercredi 29 septembre, et jusqu’au 16 octobre, j’aurai le plaisir d’exposer 12 photographies de concert à la Fnac de Dijon.

Cette première exposition est née de l’initiative d’Olivier MOUCHIQUEL (responsable communication à la Fnac Dijon) et va se dérouler avec mon collègue Philippe MALET ( http://www.lesphotosduphil.fr )

Pour cette exposition, le concept proposé par la Fnac était de mettre en avant l’un des partenaires dijonnais de l’agitateur culturel, à savoir La Vapeur, la salle ou j’ai le plaisir d’être accueilli depuis deux ans.

J’ai hésité entre mettre en avant mes photos « de stars clinquantes » ou mettre en avant les photos des spectacles qui me correspondent le plus en tant que public. J’ai finalement choisi une troisième voie : une sélection de photos qui me semble représentative de la richesse de la programmation de La Vapeur, et des ambiances que l’on peut y ressentir.

Au delà du lieu de culture (café culturel, salle de concert et studios de répétitions) , j’ai souhaité élargir ma sélection à des évènements organisés ou co-organisés par La Vapeur. Vous pourrez ainsi avoir un aperçu : du musée des beaux-arts à Dijon (Chantons sous les toiles), du théâtre (dans le cadre du festival GéNéRiQ : « Drop It » et « Les Wampas jouent pour les enfants »). mais aussi… de La Vapeur !  Quant aux styles, ils vont du rock, à l’indie pop, en flirtant entre autres avec les musiques électroniques et le slam.

Le moment est donc opportun pour adresser un grand remerciement à La Vapeur pour cet accueil, à la Fnac pour cette démarche photo, sans oublier… Tout ceux qui me font des retours, quels qu’ils soient, sur mon approche photo !

ArnooO!

PS : et bien évidemment, un grand merci de la part de Philippe et moi à Eliah, auprès de qui nous avons sous-traité l’affiche :)

Affiche exposition 2010 ArnooO à la Fnac Dijon

Eklips… musical… à Dijon !

Ce que j’ai toujours aimé dans le Hip Hop c’est la possibilité de voir des performances de fou dans n’importe laquelle des disclipines du Hip Hop (Rap, Danse, Graf/Tag, DJing, BeatBox), réalisées par des gens simples et accessibles. Sur scène c’est la compétition contre les autres ou soi-même, en dehors de la scène, tout le monde est pareil. Aux antipodes du « Bling Bling » (que certains rappeurs confondent avec une discipline du Hip Hop), j’ai pu rencontrer le BeatBoxer Eklips qui, accompagné d’une simple loopstation, imite divers instruments et les sample en direct pour simuler les différentes pistes d’un studio. En tant que fan de NTM, il ne m’a pas échappé qu’Eklips a repris « That’s My People » à de nombreuses reprises, et plus particulièrement ce 14 mars à La Vapeur dans le cadre du Festival Human BeatBox (organisé par Zutique et Octarine). Eklips a accepté de répondre à quelques questions sur sa collaboration avec le « duo historique » du rap français.

Avec sa loopstation, Eklips ressample sa voix en ajoutant à la voix les instruments les plus improbables.

Avec sa loopstation, Eklips ressample sa voix en ajoutant à la voix les instruments les plus improbables.

ArnooO! : Peux-tu nous raconter quand et comment les NTM t’ont sollicité ?

Eklips : Le premier que j’ai rencontré il y a plusieurs années c’est Kool SHEN. Il me connaissait et j’avais assuré la première partie de son Olympia avec les Spécialistes (Princes Aniès et Tepa), puis ensuite à son Zénith. Il m’a vu beat boxer et il a kiffé. Par la suite, j’ai participé aux soirées « Cécilia » au Réservoir dans lesquelles Yacine BELLATAR qui faisait du stand up avec d’autres artistes. Un soir (bien avant la tournée de NTM), JoeyStarr était présent lors de ma prestation de clôture. Lui aussi a kiffé et on a commencé à envisager une collaboration sur scène. Par la suite, j’ai participé à l’inauguration du théatre de Jamel DEBBOUZE (le Comedy Club à Paris) et Joey était encore présent, et il m’a proposé de faire un passage pendant le show NTM avec les DJs et évidemment je n’ai pas dis non. C’est une fierté d’avoir eu cette opportunité avec ce groupe mythique et je les remercie encore.

As tu été sensible au fait qu’ils aient regroupé toutes les disciplines du Hip Hop dans leur show ?

Bien sûr, c’est important, bien plus que la polémique qui a entouré leur retour. On ne peut pas leur en vouloir de prendre de l’argent, c’est normal. C’est un gros groupe qui ne s’est pas retrouvé depuis 10 ans, ils font Bercy, il est logique qu’il y ait de l’argent en jeu : ils ne vont pas faire tout ça gratuitement. Tout le monde aurait fait pareil à leur place… Il y a toujours des gens pour parler, mais moi j’ai fais Bercy, toute la tournée avec les dates en province, et j’ai vu que c’est pas du balnave. Ils étaient vraiment contents de se retrouver. Ils kiffent la scène et c’est leur truc alors ils font des concerts. Ca ne veut pas dire qu’il y aura forcément un album derrière, pour ça il faudrait qu’ils aient envie.

Est-ce qu’ils sont intervenus dans ton set avec les DJs ou est-ce qu’ils t’ont laissé carte blanche ?

Pour ce moment du show, comme ils répétaient sur Paris, je répétais au même endroit avec les DJs, en général avant l’arrivée de Kool SHEN et JoeyStarr. Quand avec les DJs on a été prêts, on leur a montré ils ont kiffé.

Au niveau artisitique, t’as une sensibilité plus prononcée vers l’un des deux membres ?

Honnêtement, c’est difficile car ils se complètent tellement bien que c’est difficile de choisir entre le travailleur à la technique parfaite et le monstre sacré de la scène. Donc j’ai pas forcément de préférence : les deux ensemble, c’est un truc de ouf. Et en ajoutant Zoxea, Busta Flex, Lord Ko, Jeff Le Nerf, etc, c’était vraiment le bordel sur scène.

Pendant le show, tu n’as pas resssenti que cétait d’un côté IV My People et BOSS de l’autre ?

Après 10 ans sans tourner ensemble alors qu’ils ont tourné de leur côté, c’est normal que ça déteigne un peu sur le show. Joey a voulu mettre le côté Carnival, et apporter une touche de son album et c’était très bien, ça foutait le bordel, et puis difficile de taire certains de leurs morceaux « solos » comme « Un ange dans le ciel ».

Eklips le 14 mars 2009 à La Vapeur

Eklips le 14 mars 2009 à La Vapeur

Durant ton show, tu reprends That’s My People. Pour avoir pris justement ce titre ?

J’ai choisi cette chanson tout simplement parce que j’aime bien la jouer. Quand je la joue avec ma machine (loopstation), je trouve que ça passe bien. C’est à la fois un choix technique et feeling. That’s My People est vraiment représentatif du Hip Hop. Même s’il y a beaucoup de morceaux de NTM qui tuent, j’avais envie de faire celui là.

Pour terminer, peux-tu nous parler de tes projets artistiques ?

L’info est très récente : je prépare un album solo, en dehors du Remède qui n’existe plus pour des raisons normales dans le business de la musique, je repars donc à zéro et j’ai envie de faire un album solo, sans date précise de sortie.

Quels seront tes choix artistiques pour cet album ? Est-ce que tu es tenté d’utiliser des vrais instruments ?

Forcément, il va y avoir beaucoup de BeatBox, avec des sons complètement faits à la bouche, mais j’aime bien aussi le mélange avec des vrais sons. Je suis un passionné du son en général, donc je peux aussi bien faire appel à des sons de vrais instruments qu’à des sons modifiés par MPC et autres. Musicalement, je suis plutot large d’esprit et intéressé par beaucoup de colorations musicales. Je vais donc essayer de ne pas faire que du rap, tout en restant dans les musiques urbaines. Mon objectif n’est pas de faire un album 100% engagé et « conscient » ou au contraire 100% « léger », mais plutot d’offrir une palette assez large de styles de titres. Et en tant que passionné, je ne lâcherai pas l’affaire jusqu’à ce que le tout ai une coloration musicale qui me convienne.

Eklips a accepté de me permettre un enregistrement de la partie NTM de son show. En voici ci-dessous un extrait en écoute ; il s’agit d’une prise en console donc la réaction du public n’apparait pas, mais vu l’ambiance qu’a mis Eklips, c’est finalement mieux pour apprécier son travail… et vous inciter à aller écouter Eklips sur scène !

« That’s My People » rejoué au BeatBox par Eklips est disponible en écoute ici :

Ou cliquez ici pour le  télécharger directement et pouvoir l’écouter quand vous le souhaitez.

Plus d’infos sur Eklips, notamment son agenda, n’hésitez pas à consulter son myspace : http://www.myspace.com/eklipsofficial

Eklips sollicité par tout le monde : ici avec Kid Lucky (BeatBoxer Enternainment/NY)

Eklips est même sollicité outre-atlantique : ici avec Kid Lucky (BeatBoxer Enternainment/NY)

Michael JACKSON : réaction à show !

Impatient, fébrile, j’attendais beaucoup de la conférence de presse de Michael JACKSON à Londres tout à l’heure.

Sur le forum MJ Street, j’avais même commencé à renier certaines de mes convictions (ne pas cautionner le playback par exemple) pour finalement aller voir non pas un concert, mais un spectacle (la nuance est importante).

Michael JACKSON a donc donné la conférence avec moins d’1H31 de retard (soit un retard réel de 1H30), cette conférence de presse qui a duré 4 minutes et autant de phrases peut être résumée de la façon suivante : besoin de thunes – stop – concert à londres avec chansons que les fans veulent (traduire : des hits et surtout pas de prise de risque artistique) – stop – après j’espère trouver des gens pour entrenir mon train de vie sans faire ce pour quoi je suis le plus doué.

L’émotion la plus forte que cette conférencette de presse m’a suscité est … le rire ! Je me suis tout de suite dis que MJ faisait encore moins que le minimum espéré par les fans. Trop fort ce Michael, il va réussir à nous faire oublier qu’il a sorti des disques.

Je passe délibérement sur sa démarche lors de l’entrée (la mode est au balai dissimulé bien évidemment) et sur les « I Love You ».

Bref comme un con j’irai quand même à Londre pour assister si possible à 2 spectacles. La justification officielle est que « je ne connais pas Londres, j’y vais pour découvrir la ville et éventuellement assister aux concerts ». Merci de (faire semblant de) me croire.

Quand on pense a tout le potentiel gaché de Michael, quelle tristesse !

Une pensée en soutien de Richard JACKSON qui va avoir du mal à trouver des éléments positifs à mettre en avant sur le site français de référence sur Michael JACKSON.

ArnooO !

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L’album ultime de Michael JACKSON

On résume bien souvent la carrière de Michael JACKSON à « Billie JEAN », comme on résumait celle de James BROWN à « Sex Machine ».

Et pourtant, Michael durant sa carrière en solo post 1978, c’est plusieurs dizaines de chansons. La grande force de l’album Thriller c’est d’avoir été une synthèse artistique parfaite au moment ou tout était encore à faire : les chorégraphie, les clips, le personage, etc. Thriller a finalement enfermé Michael dans une tour artistique en posant son art en standard.

Mon album préféré c’est Dangerous. Le premier album ou Michael est seul aux manettes, accompagné de Teddy Riley, mais sans Quincy JONES qui a rendu de bons et loyaux services, mais finalement un album Bad dont le son tient moins sur la durée que celui de Thriller.

Plus précisement, j’adore la première moitié  de l’album, rythmée, energique : je « Jam » à « Give In To Me », l’écoute est un régal, et j’avoue écouter très peu l’autre moitié. Et pourtant c’est bel et bien cet album que je préfère car il a le son que j’apprécie le plus, et je juge cet album dans la globalité de la production  qu’a eu Michael à cette période, et tenant ainsi compte des inédits qui ont été dispo de façon plus ou moins légale, tels que « Serious Effect », « Monkey Business », etc.

Si je ne devais retenir qu’un album de Michael, ce serait donc Dangerous : abouti, peaufiné, léché (trop sophistiqué… oups je m’égare).

Dangerous

La pochette de Dangerous a été réalisée par Mark Ryden : http://www.markryden.com/